Couvent Général Franciscain de Bruz

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 Exemple de funérailles

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Drak
Frère Bibliothécaire
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Paroisse : Paradis
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Date d'inscription : 08/12/2009

MessageSujet: Exemple de funérailles   Sam 28 Mai 2011 - 0:43

L'Eglise ayant beaucop évolué depuis 1454, je crois qu'il faut refondre tous les exemples de célébrations.

Voici un exemple de funérailles comme je les célèbre - enfin, je n'en célèbre pas beaucoup...
Pour permettre aux fidèles d'intervenir, la célébration est séparée en plusieurs parties (HRP: de sorte que cela dure 1 à 2 semaines IRL, selon la réactivité des participants).

Comme c'est un RP assez triste, j'ai du mal à le prendre à la légère. Toutefois, lors des funérailles d'Artmaniak, un PNJ d'Artmaniak intervenait régulièrement pour commenter la célébration depuis le paradis, entre Aristote et Ste Boulasse !


1. Arrivée à l'église

Citation :
Frère Nicolae entra dans l'église comme il le faisait si souvent mais il ne s'arrêta pas pour sonner les cloches: l'ambiance n'était pas à la fête. Il alla directement à la sacristie pour revêtir une tenue liturgique de circonstance; puis il se rendit sur le parvis pour accueillir la famille, les amis et surtout pour bénir le cercueil.

Quand le cortège funèbre arriva, il fit signe au sacristain qui sonna le glas.



Il se recueillit un moment devant le cercueil où gisait maintenant son ami, son frère aristotélicien. Puis il invita d'un geste tout le monde à entrer dans l'église alors que les cloches terminaient leur funèbre sonnerie.
Il suivit le cercueil en psalmodiant:


Après tous nos regards qui ont croisé le sien, qu’il puisse enfin voir le tien, Seigneur.
Les fidèles : Seigneur ne détourne pas ton regard de notre frère.

Après l’amitié qu’il a reçu et qui a guidé sa vie, accorde lui l’amitié ultime qu’est la tienne, Seigneur.
Les fidèles : Seigneur ne détourne pas ton regard de notre ami.

Après les peines et les larmes qui ont obscurci sa vie, illumine sa route pour l’éternité, Seigneur.
Les fidèles : Seigneur ne détourne pas ton regard de notre frère.

Seigneur, nous tournons vers toi nos espoirs à l’heure où disparaît le corps de l’ami qui nous est cher. Accorde-nous l’espérance de le revoir auprès de Toi pour les siècles des siècles.

Tous : Amen

2. Les quatre signes

Citation :
Le cercueil était arrivé au pied de l'autel. L'archidiacre se pencha et l'embrassa puis il s'inclina devant l'autel et se retourna vers l'assemblée pour introduire la célébration.
Frères et soeurs, nous sommes réunis aujourd'hui pour célébrer les funérailles de Seeland. Cette célébration n'est pas joyeuse, mais elle est importante, car pour nous, il convient de célébrer une dernière fois, c'est à dire de rendre célèbre un homme de bien, qui s'est dévoué pour sa ville, et dont le coeur n'a pas pu résister à la mort de sa belle.

Emu, il fit une pause, puis continua:

Notre ami avait reçu un cierge à son baptême, afin que celui-ci le guide durant toute a vie. Aujourd'hui, c'est le paradis solaire qui est sa destination. Pour ce chemin-là aussi, il aura besoin de la lumière: la lumière du monde, c'est l'amitié, c’est la flamme qui réchauffe notre cœur. Qu'elle éclaire maintenant la route de Seeland et qu'elle le conduise auprès de Dieu !"

Silencieusement, il alluma les 6 cierges qui étaient disposés autour du cercueil.



Puis il continua.
Pour marquer sa foi, notre ami avait reçu une médaille à son baptême. Qu'il la porte devant Dieu et proclame sa foi en Lui.
Seeland, nous déposons cette médaille aristotélicienne, marquée d'une croix sur ton cercueil. Elle est le signe qui te relie à Aristote et à Christos. Qu'elle soit pour toi signe de salut et de vie éternelle.


Puis il prit une médaille aristotélicienne et la posa sur le cercueil.


Ensuite, il fit signe à la famille d'apporter la corbeille qu'elle avait préparée.

Croire en Dieu, c'est d'abord croire en la valeur de l'amour et de l'amitié. Notre ami a témoigné de l'amitié qu'il avait pour sa famille, ses amis, ses concitoyens. J'invite maintenant Terreneuve à s'avancer avec la corbeille remplie de dons, et à la poser sur le cercueil.



Seeland, nous déposons ces présents sur ton cercueil, signe de notre amitié, signe de notre prière, signe de toute la gratitude que nous avons dans le cœur.

Enfin, le célébrant continua
Cet enterrement nous rappelle plusieurs choses.
Tout d'abord, le souvenir d'un Ami aristotélicien qui vient de nous quitter, d'un homme qui avait une histoire, unique, avec Dieu.

Nous voici nombreux dans cette église, autour de Seeland, pour prendre conscience de ce lien d'amour qui l'a toujours uni à Dieu, qui unit Dieu à chacun de nous, à tout instant.

Ensuite, cela nous rappelle que la mort viendra pour chacun de nous. Pour les uns, plus tôt, pour les autres, plus tard. Pour les uns, dans leur jeunesse, pour d'autres, dans leur vieillesse.
Dieu nous prévient : "Soyez prêts, soyez toujours prêts car vous ne savez ni le jour ni l'heure". Aristote nous a guidé et Christos nous invite à prendre exemple sur lui, à trouver notre joie à vivre pour les autres, à aimer comme ils nous ont enseigné de le faire. Notre présence ici est prière. Nous invoquons Aristote qu’il mesure les péchés de notre frère et que Christos intercède auprès du Très-Haut pour qu’il le reçoive en son Paradis Solaire.


Le thuriféraire apporta l'encensoir et frère Nicolae encensa le cercueil en disant:
Ô Dieu, que notre prière monte vers Toi comme la fumée de cet encens. Souviens-toi de notre ami comme nous nous souvenons de lui.


3. Lecture et sermon

Citation :
Après ce rite, frère Nicolae se rendit à l'ambon et ouvrit le Livre des Vertus.
Le sage Ysupso eut un jour une vision dans laquelle il vit l'Enfer lunaire et le Paradis solaire. Voici sa vision du paradis:

Citation :
Livre des vertus - la fin des temps - le rêve

Et Derrière eux, je voyais de vaste paysages idylliques. Tout resplendissait la beauté et donnait envie d’y rester pour l’éternité. Mais cela semblait bien vide. Je pouvais admirer les innombrables élus, peuplant le Paradis, sur le visage desquels s’affichait la béatitude. Voyant un tel bonheur emplir ceux qui avait vécu dans la vertu, je me réjouissais pour eux et espérait pouvoir les rejoindre.

Alors, j’entendis une voix dure et sereine me dire: “Ceux que tu vois ici sont ceux qui ont su gagner le Paradis, suivant la parole que J’ai confié à Aristote et à Christos.
Mais sache que l’avenir ne sera pas aussi radieux pour tous”. Je compris que c’était Dieu Lui-même qui m’adressait ce divin message. Alors, les anges me laissèrent seul, en communion avec le Très Haut. “Regarde dans la flaque d’eau à tes pieds”, me dit-Il.

J’y vis alors un beau pays. La douce chaleur du soleil caressait les arbres des vergers, nourrissait les épis de blé, qui se dressaient, fiers, vers le ciel, et donnait tout son amour aux légumes, qui prospéraient. Plus loin, je pouvais voir les vaches paître placidement, accompagnées de moutons gardés par leur pâtre. L’agréable brise prêtait sa force au travail du meunier en faisant tourner les ailes du moulin.

Après la lecture, il leva les yeux vers l'assemblée des fidèles et commenta:

Cette vision nous montre le jour où - peut-être - nous gagnerons la Paradis ; les bons, les justes, les vertueux seront sauvés et vivront une éternité de bonheur au Paradis Solaire, en compagnie d'Aristote et de Christos ... mais ceux qui n'auront eu que fiel à la bouche, qui auront négligé ou rejeté la Voie de Dieu et se seront abandonnés au péché, ceux-là se verront emmenés sur la Lune pour souffrir une éternité de tortures.

Certes, nous sommes faibles, nous les Humains, notre corps est faible, nous sommes prompts à la colère et à la gourmandise ... mais il ne tient qu'à nous de réfréner et refuser ces tentations, et quand bien même si notre âme est souillée, la confession peut la libérer, la nettoyer, car Dieu vous entend et Il nous pardonnera.

L'Amour, l'Amitié, l'Amour des autres, l'Amour de Dieu peut aussi libérer notre âme, comme je pense, comme nous pensons tous, qu'il a libéré le coeur de notre frère Seeland.

Mais je suis conscient que tout cela n'efface pas la douleur ni la perte d'un être cher.
Le mal nous ronge en cet instant, il nous semble qu'il sera toujours en nous.
Mais, croyez-moi, il finira par s'estomper, malgré une blessure toujours présente, et en nos coeurs, notre ami restera toujours présent.

J'invite maintenant ceux qui le souhaitent à venir prendre la parole pour nous raconter des souvenirs, des mémoires sur notre Frère célébré en ce jour.

4. Temps de parole
(Cette partie est laissée aux participants, avec un contrôle de l'officiant qui aura préparé avec les intervenants)

5. Signe d'adieu

Citation :
Après le dernier témoignage, le célébrant se recueillit un instant, puis prit la parole.

Chacun de nous ici présent a perdu en Seeland, un compagnon, un ami, un Frère.
Notre foi nous éclaire qu'un jour nous le reverrons dans la gloire du paradis.

Souhaitons-lui bon voyage, et accompagnons-le jusqu'à sa dernière demeure; accompagnons son corps qu'il vient de quitter.


Il fit signe aux porteurs de s'avancer et toute l'assemblée, célébrant en tête, quitta l'église par la porte du paradis, en suivant le cercueil.

6. Au cimetière

Citation :
La longue procession arriva au cimétière. Le cercueil fut posé à côté d'une fosse fraîchement creusée.

Frère Nicolae s'avança :


Nous allons maintenant confier à la terre le corps de notre frère Seeland dans ce lieu où reposent déjà sa bien-aimée et tant de ses concitoyens. Le moment est venu de lui dire "à Dieu".
C'est un moment de tristesse, mais il faut que l'espérance reste forte en nous. car nous espérons le revoir quand Dieu nous réunira, dans la joie de son Paradis.
Recueillons-nous en pensant à tout ce que nous avons vécu avec Seeland, à ce qu'il est pour nous, à ce qu'il est pour Dieu.

Dieu dont la miséricorde est grande, Tu as rappelé auprès de Toi Seeland, accueille-le dans Ton royaume d’éternité.
Tous: AMEN
Apporte réconfort et tendresse à ceux qui, sur la Terre, pleurent sa disparition avant de le retrouver au firmament de Ton palais.
Tous: AMEN
Sur cette assemblée réunie pour témoigner son affection et dire un ultime au revoir terrestre, apporte la compassion et la force de vivre selon les vertueux préceptes que Tu nous as donné.
Tous: AMEN
Ô Très-Haut, avec Christos et Aristote, bénissez Seeland notre ami.
Tous: AMEN


Après cette prière, les fossoyeurs descendirent en silence le cercueil dans la fosse.

Ensuite l'officiant aspergea le cercueil d'eau bénite et dit :

Cette eau, souvenir de ton baptême, nous rappelle que Dieu a fait de toi son enfant.
Qu'il te reçoive aujourd'hui dans sa Paix !


(tous) AMEN.

Puis il fit un pas de côté et laissa l'assemblée se recueillir une dernière fois devant la tombe et y jeter qui une poignée de terre, qui une rose en signe d'amitié.

Après la cérémonie, il présenta ses condoléances aux proches et retourna à l'église, pour enlever ses ornements, verser le produit de la collecte dans le tronc des pauvres et inviter le sacristain à ranger l'église.


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savoie
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MessageSujet: Re: Exemple de funérailles   Sam 28 Mai 2011 - 10:54

C'est une excelente cérémonie. Qui devrait être au moins la norme dans les royaumes. Félicitation, frère, c'est superbe. Elle peut être un merveilleux exemple pour tous.

Mais, tout de même, je me pose une question. Comment pourrait-on la rendre encore plus franciscaine? Elle est tout aristotélicienne, oui, mais pourrait-elle devenir encore plus franciscaine?

J'aime bien l'utilisation des images In Gratibus. Cela est déjà un point. Dans nos écrits, on suggère que le franciscain tente de lier autant que possible L'In Gratibus au RP J'ai une faiblesse pour les images peintes... Est-ce personnel plus que franciscain (comparativement aux photos)? Je lance la question, sans n'y apporter que ma réponse.

Je trouve que le fait de séparer en plusieurs actes est bien franciscain aussi, car il permet l'interaction avec les autres. Les prêches sont pertinents, et expliqués pédagogiquement. Non, décidément, c'est une excellente cérémonie... Mais que pourrait-on y ajouter pour la rendre encore plus franciscaine? De l'humour -ou de la légèreté (ce qui est délicat pour une cérémonie funèbre... quoiqu'il n'y ai pas de raison de la rendre funeste non plus... La mort, occasion de célébrer la vie?)


éléments de réflexions (rien d'aboutis, hein?) :
-pourrait-on trouver quelque chose de plus léger en place de sonner les cloches.
-idem pour l'accueil
-de même pour la sortie (quoique mention honorable pour l'appel à la charité, plus qu'aux dons classiques. Mais justement, pourrait-on pousser cet idée plus loin)

J'ai personnellement peur des Amen... Je préfère la formule qu'Aristote soit avec vous. Je trouve que ça fait moins (catho), mais bon, c'est moins dogmatique que personnel à ce niveau également.

Tous ces commentaires ne sont pas une critique de cette cérémonie impeccable, mais une recherche pour aller plus loin... On pourra se poser la même question pour les autres sacrement ensuite...

_________________
Robert Savoie, frère gardien de ce couvent
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